Manger au mcdo quand on est une femme enceinte, ce qu'il faut savoir avant de craquer
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Un mercredi soir, en vidant le cartable, je suis tombée sur le petit mot : « Cas de pédiculose signalé dans la classe. » Rien de dramatique en soi, mais ce genre d'annonce a le don de me faire poser mon manteau une minute plus tard que prévu, le temps d'aller inspecter la nuque de mon fils à la lampe de poche. C'est ce soir-là que j'ai vraiment commencé à m'intéresser aux huiles essentielles anti-poux, plutôt qu'aux produits du commerce qui sentaient l'insecticide à trois mètres. Voici ce que j'en ai retenu, avec ce qui marche, ce qui est déconseillé selon l'âge, et ce qu'on oublie trop souvent de traiter à côté des cheveux.
La lavande vraie revient dans presque toutes les recettes anti-poux, souvent associée au tea tree ou au lavandin pour renforcer l'effet. Le principe est le même pour les trois : leurs composants abîment la membrane du pou et perturbent son système nerveux, jusqu'à l'asphyxie. L'odeur, elle, agit ensuite comme répulsif une fois le traitement terminé, ce qui explique qu'on la retrouve aussi dans les sprays de prévention. Le lavandin super est en général présenté comme le plus radical des trois. Il est aussi le plus concentré en camphre, une molécule qui peut devenir neurotoxique à trop forte dose et qui le rend déconseillé chez les jeunes enfants comme chez les femmes enceintes.
Chez nous, c'est elle qui a gagné. Moins spectaculaire que le lavandin sur le papier, la lavande vraie reste efficace contre les poux grâce à sa richesse en linalol, et beaucoup plus tolérée par une peau déjà irritée par les démangeaisons. Son parfum discret fait aussi le travail de répulsif entre deux applications. Selon les fabricants qui la commercialisent, elle est généralement utilisable à partir de 3 ans, contre 6 ans pour le tea tree ou le lavandin. Associée à un shampoing doux, elle aide le cuir chevelu à cicatriser une fois l'infestation passée.

Le principe reste toujours le même : diluer largement l'huile essentielle dans une huile végétale (coco, olive ou amande douce sont les plus citées), masser le cuir chevelu en insistant sur la nuque et l'arrière des oreilles, laisser poser, puis passer au peigne fin avant le shampoing habituel. Je ne donne volontairement pas de dosage en gouttes ou en millilitres ici : au-delà d'une certaine concentration, ces huiles peuvent irriter ou pire, et le bon dosage dépend de l'huile choisie, de l'âge et parfois du poids de l'enfant. C'est exactement le genre de détail à demander en pharmacie plutôt qu'à lire sur un blog.
Il existe plusieurs variantes de cette recette transmise de génération en génération, mais la base reste stable. Il faut réunir de l'huile d'olive, de l'ail, de la lavande vraie, de l'oignon, de la menthe et un peu d'eau. Dans une casserole, on fait chauffer doucement l'huile d'olive avec l'ail réduit en purée, puis on retire du feu pour ajouter la lavande, la menthe et l'eau, jusqu'à obtenir une préparation homogène. On l'applique comme un shampoing sur cheveux secs, on laisse poser une trentaine de minutes, puis on rince abondamment. Deux applications par semaine suffisent en général, jusqu'à disparition des parasites, à condition de ne pas sauter le peignage entre les deux.
Non, pas sans avis médical préalable. Même la lavande vraie, pourtant réputée douce, reste déconseillée en usage cutané répété pendant la grossesse et l'allaitement par la plupart des fabricants et des sages-femmes. Si vous êtes enceinte et que toute la famille est touchée, les méthodes mécaniques (huile végétale, peigne, vinaigre) restent l'option la plus sûre pour vous, en parallèle du traitement des autres.
La première fois que j'ai cherché une solution pour un tout-petit, j'ai réalisé que la quasi-totalité des recettes commençaient par la même mise en garde : à éviter avant 3 ans. Ça m'a un peu déstabilisée, jusqu'à ce que je comprenne que la méthode la plus ancienne, celle de nos grand-mères, ne demande aucune huile essentielle. On enduit généreusement les cheveux secs d'un corps gras neutre, huile de coco, huile d'olive ou huile de neem, en couvrant bien le cuir chevelu, la nuque et l'arrière des oreilles. On laisse poser plusieurs heures, idéalement une nuit entière sous un bonnet de douche, avant de faire deux shampoings successifs. L'huile bouche les orifices respiratoires du pou, qui finit par s'asphyxier.
Le peignage reste l'étape qui fait vraiment la différence, huile essentielle ou pas. Un peigne à lentes très fin, passé mèche par mèche sur cheveux humides et démêlés, élimine mécaniquement ce que les produits n'ont pas tué. Chez un bébé ou un très jeune enfant, c'est souvent ce peignage quotidien, répété pendant une bonne semaine, qui vient à bout de l'infestation, plus que le produit appliqué avant.
Je l'ai appris à mes dépens la deuxième fois : traiter les cheveux sans toucher au reste de la maison, c'est se garantir une rechute une semaine plus tard. Un pou ne survit pas plus de 48 heures loin d'une tête, ce qui change beaucoup de choses côté ménage. Taies d'oreiller, draps et housse de couette se lavent en machine à 60 °C, une température suffisante pour tuer poux et lentes. Bonnets, écharpes, peignes et brosses peuvent tremper dans de l'eau chaude vinaigrée pendant une bonne heure.
Pour le doudou qui ne passe pas en machine, direct au congélateur, enfermé dans un sac plastique bien fermé, pendant au moins 48 heures. Le froid fait le même travail que la chaleur du lavage. Les objets qu'on ne peut ni laver ni congeler (peluches fragiles, coussins) s'isolent dans un sac hermétique pendant une semaine, le temps que les éventuels parasites meurent de faim faute de tête à se mettre sous la dent.
Environ 48 heures maximum, et il ne peut pas se reproduire pendant ce temps. C'est ce qui rend inutile de désinfecter toute la maison de fond en comble : un simple lavage à 60 °C du linge en contact direct avec la tête, plus un passage au congélateur pour les doudous, suffit largement.

Les huiles essentielles restent des produits puissants, même quand on les préfère aux insecticides classiques. Avant toute application sur la tête d'un enfant, un test dans le pli du coude s'impose, avec au moins vingt-quatre heures d'attente pour vérifier l'absence de réaction. Le contact avec les yeux, les oreilles et les muqueuses doit être évité, tout comme le dépassement de la fréquence d'application recommandée par le fabricant ou le pharmacien. Deux huiles aux noms proches, lavande vraie et lavandin super par exemple, n'ont ni les mêmes précautions ni les mêmes âges minimums : mieux vaut vérifier l'étiquette que de se fier à sa mémoire.
C'est ce que recommandent la plupart des pharmaciens, même en l'absence de symptômes visibles chez les autres membres du foyer. Les poux passent facilement d'une tête à l'autre par contact direct, et traiter un seul enfant pendant que le reste de la famille continue à en héberger revient à recommencer le traitement une semaine plus tard.
Son utilité réelle porte surtout sur les lentes, pas sur les poux adultes : l'acidité ramollit la colle qui fixe l'œuf au cheveu et facilite le peignage. Dilué à parts égales avec de l'eau tiède, il se applique avant de passer le peigne fin, mèche par mèche. Sur les poux vivants en revanche, son efficacité reste limitée, d'où l'intérêt de toujours le combiner à un vrai peignage ou à un traitement asphyxiant.
En pratique, l'application se fait avant le shampoing, plusieurs jours de suite ou un jour sur deux pendant une semaine. Pour ne rien laisser passer, on renouvelle huit jours plus tard, puis à nouveau après quinze jours : c'est le temps qu'il faut aux lentes accrochées aux cheveux pour finir d'éclore. Les premières applications tuent les poux déjà installés, mais rarement les œufs, d'où l'intérêt de ces rappels réguliers plutôt que d'un seul passage, aussi minutieux soit-il.
Cheveux longs attachés en tresse ou en chignon serré, c'est la mesure la plus simple et la plus efficace au quotidien, surtout en période d'épidémie à l'école. Un hydrolat de lavande vaporisé le matin sur les cheveux, sans risque particulier contrairement aux huiles essentielles pures, complète bien cette habitude. Certains parents ajoutent une vérification hebdomadaire au peigne fin, cinq minutes devant la télévision, qui permet de repérer une infestation avant qu'elle ne s'installe vraiment. Chez nous, c'est devenu un rituel presque banal : peigne, lampe de poche, et on repart tranquilles jusqu'au prochain petit mot dans le cartable.
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