Comment choisir un joli faire-part de baptême sans se perdre dans les options ?
J’ai choisi le faire-part de baptême de mon fils un soir de janvier, un thé froid posé à côté du clavier...
« Est-ce qu'on peut avoir un enfant avec une mère porteuse en France ? » Cette question, une lectrice me l'a posée il y a quelques semaines, après des années d'essais et un parcours de fertilité qui n'avançait plus. Je n'ai pas de réponse magique à lui donner. Mais j'ai les faits, et ils méritent d'être posés clairement, sans grand discours ni jugement sur qui que ce soit.
Une mère porteuse est une femme qui porte et met au monde un enfant pour le compte d'un couple ou d'une personne seule, qu'on appelle les parents d'intention. À la naissance, elle leur remet l'enfant. On parlait autrefois de GPA « traditionnelle », où la porteuse fournissait aussi son propre ovule. Cette forme a presque disparu. Aujourd'hui, la quasi-totalité des GPA sont dites gestationnelles : l'embryon vient d'une fécondation in vitro, réalisée avec les gamètes des parents d'intention ou d'un don, puis transféré dans l'utérus de la porteuse. Elle n'a donc, génétiquement, aucun lien avec l'enfant qu'elle porte pendant neuf mois.

Ici, il faut être direct. La gestation pour autrui est interdite en France, et ce depuis longtemps.
Oui, sans ambiguïté. La loi de bioéthique du 29 juillet 1994 a inscrit cette interdiction dans le Code civil, à l'article 16-7 : toute convention portant sur la gestation pour le compte d'autrui y est déclarée nulle. Cette règle s'appuie sur deux principes plus anciens, posés par la Cour de cassation dès 1989 puis confirmés en 1991. Le corps humain ne peut pas faire l'objet d'un contrat. Et l'état d'une personne, dont sa filiation, ne se négocie pas. Concrètement, organiser une GPA en France, ou même y jouer les intermédiaires, expose à des poursuites pénales, prévues aux articles 227-12 et 227-13 du Code pénal.
Beaucoup de couples s'y perdent parce que la GPA reste légale ailleurs. Une convention signée aux États-Unis ne peut pas, elle, être sanctionnée par la justice française : le droit pénal français ne s'applique qu'aux actes commis sur le territoire national.
Chaque pays a ses propres règles, et elles changent parfois d'une année sur l'autre. Aux États-Unis, la GPA est réglementée État par État : certains autorisent la GPA commerciale avec des contrats solides, d'autres se limitent à une GPA altruiste. Le Canada l'autorise, mais interdit toute rémunération de la porteuse au-delà du remboursement de ses frais réels. En Grèce, la GPA est réservée aux couples hétérosexuels mariés et doit être validée par un tribunal avant même le début du parcours médical. D'autres destinations, comme certains États indiens, appliquent des règles très différentes, avec des protections pour la porteuse qui varient beaucoup.
Les critères changent selon les pays et les agences, mais certains reviennent presque partout. Sur le plan médical, la candidate passe des examens approfondis pour vérifier qu'elle peut mener une grossesse à terme sans risque particulier, pour elle comme pour l'enfant. Sur le plan psychologique, des entretiens avec un professionnel de santé mentale évaluent sa capacité à se détacher affectivement de l'enfant, puisqu'elle ne l'élèvera pas. Sur le plan légal, il faut généralement être majeure et ne présenter aucune contre-indication reconnue dans le pays concerné.
Le chemin est long, souvent plus long qu'on l'imagine au départ.

Les ordres de grandeur varient énormément selon le pays et l'agence. On parle généralement de plusieurs dizaines de milliers d'euros aux États-Unis, un budget nettement plus mesuré au Canada ou en Grèce. Rien n'est fixe dans ce domaine, et un devis détaillé, poste par poste, reste le seul moyen d'y voir vraiment clair avant de se lancer.
C'est souvent là que les couples sont le moins préparés. La France a longtemps refusé de transcrire les actes de naissance des enfants nés par GPA à l'étranger. Deux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme, rendus en 2014 dans les affaires Mennesson et Labassée, ont changé la donne : refuser cette transcription porte atteinte à l'identité de l'enfant. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 4 octobre 2019, la transcription intégrale est possible, y compris pour le parent qui n'a pas de lien biologique avec l'enfant. Elle reste examinée au cas par cas, et le dossier doit être solide.
Avant tout projet de ce type, un avocat spécialisé en droit de la famille et de la filiation internationale n'est pas un luxe. Il connaît les textes récents, sait ce qui a changé depuis le dernier arrêt de la Cour de cassation, et peut vous éviter de découvrir un problème de filiation le jour où vous rentrez chez vous avec votre enfant dans les bras.
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