Quel est le rôle du parrain pour un enfant ?
Le jour où on a demandé à mon frère d'être le parrain de mon fils, il a mis trois secondes à dire oui, puis vingt minutes à me demander ce que ça im...
Un temps parent-enfant sans écran n'a pas besoin de durer une heure ni de demander une activité préparée depuis la veille. Certains soirs, chez nous, dix minutes sont déjà une petite victoire. Le téléphone est posé, la télévision reste éteinte et mon fils choisit entre une histoire, un jeu ou une discussion qui part généralement dans une direction que je n'avais absolument pas prévue.
C'est justement ce qui rend ces moments intéressants. Il ne s'agit pas d'occuper son enfant coûte que coûte, encore moins de mener une guerre contre les écrans. L'idée est de récupérer quelques morceaux de la journée pendant lesquels parent et enfant font réellement quelque chose ensemble. Cela peut commencer par cinq minutes après l'école, pendant la préparation du dîner ou juste avant l'histoire du soir.
Le plus difficile n'est d'ailleurs pas toujours de trouver quoi faire. Le passage entre l'écran et autre chose provoque souvent davantage de discussions que l'activité elle-même. Avoir deux ou trois idées faciles sous la main, un moment assez prévisible et une règle qui vaut aussi pour les adultes change déjà beaucoup la situation.
Je me suis longtemps focalisée sur le nombre de minutes passées devant la télévision. Puis je me suis rendu compte que la question la plus utile était ailleurs : quels moments de notre journée avais-je réellement envie de protéger ?
Les repas, par exemple. Ou ces dix minutes après une journée où chacun a vécu de son côté. Dans ces moments-là, regarder soi-même son téléphone tout en demandant à son enfant de raconter sa journée donne rarement une grande conversation.
L'Assurance Maladie conseille justement aux parents de réfléchir à leur propre usage des écrans, de ne pas consulter un appareil pendant une discussion avec leur enfant et de fixer des règles familiales communes. Elle cite les repas et certaines plages horaires comme des moments qui peuvent rester sans écran.
Commencez par un seul créneau. C'est beaucoup plus facile que de décider un dimanche soir que toute la maison devient soudainement « sans écran ».
Le repas est un bon point de départ. Tout le monde est déjà réuni et il n'y a rien à ajouter au planning. L'Assurance Maladie recommande d'ailleurs des repas sans télévision, ordinateur ou téléphone afin de préserver les échanges familiaux.
Le retour de l'école fonctionne également bien dans certaines familles. Pas forcément dès que l'enfant franchit la porte. Il peut avoir besoin de souffler. Quelques minutes plus tard, un goûter partagé, une petite mission ou un jeu très court peuvent créer une transition.
Le troisième moment auquel je fais particulièrement attention est l'avant-coucher. Là, pas besoin d'inventer grand-chose. Une lecture, un carnet ou une discussion dans le lit suffisent souvent à remplir l'espace laissé par l'écran.
Non. Transformer chaque écran en adversaire risque surtout de faire de chaque arrêt une bataille.
Les usages ne se ressemblent pas tous. Regarder un film ensemble, appeler les grands-parents en vidéo, jouer à un jeu ou laisser défiler des vidéos pendant le repas ne créent pas la même situation. Le cadre, l'âge de l'enfant, le contenu et la présence de l'adulte comptent.
Pour les jeunes enfants, les recommandations sont toutefois plus strictes. L'Assurance Maladie indique que les écrans sont à éviter avant 3 ans. Pour les enfants plus âgés, elle insiste sur un usage encadré, des programmes adaptés et la présence des parents dans l'apprentissage des usages numériques.
Il n'est donc pas nécessaire de compter nerveusement chaque minute pour créer un temps parent-enfant sans écran. Protéger certains moments bien choisis est souvent une première étape beaucoup plus réaliste.
Le mauvais scénario, je l'ai testé : attendre que mon fils soit complètement absorbé, couper l'écran et annoncer avec un enthousiasme suspect qu'on va maintenant « faire quelque chose ensemble ». Je ne recommande pas l'expérience.
Une transition fonctionne mieux lorsque l'enfant sait ce qui va se passer. Prévenez-le avant la fin. Évitez aussi de proposer dix activités au moment où il est déjà contrarié. Deux choix suffisent : « Après, tu préfères faire la mission dans la maison ou lire une histoire ? »
Il garde ainsi une petite marge de décision, sans que la règle sur l'arrêt de l'écran soit remise à plat à chaque fois.
Une phrase courte marche mieux qu'un long discours. Vous pouvez dire : « Dans cinq minutes, on arrête. Ensuite, tu choisis notre activité. » Puis rappeler la consigne une fois.
Quand l'enfant proteste, reconnaître sa déception ne signifie pas céder. « Je vois que tu aurais voulu continuer » suffit. Pas besoin d'expliquer à chaud toutes les raisons pour lesquelles les écrans doivent être limités.
L'Assurance Maladie conseille également d'éviter les jugements, les menaces et les recommandations trop autoritaires lorsqu'un parent cherche à modifier les habitudes numériques d'un enfant. Elle propose plutôt d'associer l'enfant au changement et de lui offrir d'autres activités.

Il n'existe pas de durée universelle qui transformerait automatiquement un petit moment partagé en habitude. Cinq à dix minutes constituent simplement un point de départ pratique quand les journées sont chargées.
Ce qui marche bien chez nous, c'est de choisir une activité qui peut se terminer proprement. Deux pages d'un livre, une partie rapide, une mission avec trois objets à trouver. L'enfant sait ce qu'il va faire et vous savez que vous pourrez aller préparer le dîner ensuite.
Si tout le monde veut continuer et que le temps le permet, tant mieux. Le minuteur n'a pas besoin de sonner à la neuvième minute cinquante-neuf.
| Situation | Type de moment | Activité à essayer | Solution plus courte |
|---|---|---|---|
| Parent fatigué et enfant très agité | Baisser progressivement le rythme | Course d'escargots puis retour au calme | Jeu du miroir |
| Enfant qui a envie de raconter sa journée | Échange | Jeu des trois questions | Une question chacun |
| Plusieurs enfants à la maison | Faire quelque chose ensemble | Petite mission collective | Défi de cinq minutes |
| Avant le coucher | Moment calme | Lecture ou carnet partagé | Inventer la fin d'une histoire |
| Parent occupé en cuisine | Partager une tâche réelle | Préparer une partie du repas ensemble | L'enfant choisit ou mélange un ingrédient |
Le but de ce tableau n'est pas de trouver « la meilleure activité ». Il sert à éviter de proposer un atelier peinture de quarante minutes le soir où tout le monde est déjà à bout.
Arrêtez d'en ajouter. C'est tentant de sortir successivement les crayons, les Lego, le ballon et les cartes quand la réponse reste « non ». On finit surtout avec un salon retourné et un enfant toujours contrarié.
Revenez à deux possibilités. S'il refuse encore, vous pouvez proposer un temps très court : « D'accord, on ne fait rien de spécial. Je reste cinq minutes avec toi. »
Parfois, la connexion revient justement quand on arrête de vouloir fabriquer une activité. L'enfant commence à parler, prend un jouet ou vous montre quelque chose. Vous êtes là. C'est déjà le moment partagé que vous cherchiez.
Les meilleures idées sont souvent celles dont on se souvient à 18 h 30 sans avoir besoin d'acheter du matériel. J'ai donc volontairement gardé huit activités simples, modulables et assez courtes. Pour un enfant plus grand, vous pouvez compliquer les règles. Pour un plus jeune, faites l'inverse.
Évitez le classique « Alors, c'était bien l'école ? », qui reçoit parfois un splendide « oui » avant la fuite vers la chambre.
Choisissez plutôt trois questions un peu différentes : « Qu'est-ce qui t'a fait rire aujourd'hui ? », « Si ta journée était une couleur, laquelle tu choisirais ? » ou « Quel moment tu aimerais refaire ? »
Répondez vous aussi. C'est ce qui transforme le questionnaire en conversation. Et si votre enfant explique que sa journée serait « marron caca », inutile de ramener immédiatement la discussion vers quelque chose de plus sérieux. Vous avez déjà commencé à parler.
La nuance paraît petite. Elle change pourtant l'ambiance. L'enfant peut choisir le livre, tourner les pages, commenter les images ou inventer une voix. Vous pouvez même décider qu'il raconte ce qu'il voit avant que vous lisiez le texte.
Deux pages suffisent les jours chargés. La lecture fonctionne particulièrement bien le soir parce qu'elle s'intègre facilement dans un rituel déjà existant.
L'Assurance Maladie recommande d'ailleurs des activités calmes avant l'endormissement et conseille de fermer téléphone, ordinateur et télévision une à deux heures avant le coucher.
Annoncez une mission : retrouver quatre objets bleus, quelque chose de doux, deux objets ronds ou trois choses qui commencent par la même lettre.
Le détail qui change le jeu consiste à chercher vous aussi. Si le parent se contente de donner les ordres depuis le canapé, cela devient vite une autre façon d'occuper l'enfant. En participant, même cinq minutes, vous créez réellement un temps parent-enfant sans écran.
Pour une fratrie, transformez la recherche en mission commune plutôt qu'en compétition. Cela évite la discussion interminable pour savoir qui a gagné parce qu'il a touché le coussin bleu une demi-seconde avant son frère.
Il ne demande absolument rien. Votre enfant fait un geste, vous devez l'imiter exactement. Puis vous inversez les rôles.
Les plus jeunes commencent souvent avec un bras levé. Deux minutes plus tard, vous risquez de vous retrouver à faire une tête improbable en équilibre contre le canapé. C'est justement l'intérêt.
Le jeu fonctionne bien lorsqu'un enfant ne veut ni parler ni s'asseoir pour une activité calme. Il obtient votre attention sans avoir besoin de répondre à des questions sur sa journée.
Pas besoin d'annoncer « atelier cuisine ». Vous êtes déjà en train de préparer le repas. Donnez simplement une petite partie de la tâche à votre enfant.
Il peut laver un légume, verser un ingrédient, mélanger une préparation froide ou disposer des morceaux de fruits. La tâche dépend évidemment de son âge et de ce qu'il sait faire en sécurité.
J'aime bien cette formule parce qu'elle n'ajoute rien à la journée. Le dîner devait être préparé de toute façon. On transforme seulement une corvée solitaire en quelques minutes côte à côte.
Un restaurant, une école pour peluches, un cabinet vétérinaire ou un train qui part depuis le canapé : laissez l'enfant choisir.
Si vous êtes épuisée, négociez intelligemment votre rôle. Le client du restaurant reste assis. Le malade est couché. Le passager du train peut même fermer les yeux pendant une partie du trajet. Je parle d'expérience.
Essayez surtout de ne pas reprendre immédiatement la direction du scénario. Quelques minutes pendant lesquelles l'enfant invente les règles suffisent souvent à créer une vraie complicité.
Tout le monde doit rejoindre une porte ou un tapis en avançant le plus lentement possible. Le dernier arrivé gagne, à condition de ne jamais s'immobiliser.
Cette activité fonctionne bien pour passer d'un temps très agité à quelque chose de plus calme. L'enfant continue de bouger, mais doit contrôler progressivement son rythme.
On peut même l'utiliser pour rejoindre la salle de bain avant le coucher. Ce n'est pas la technique la plus digne que j'aie testée pour obtenir un brossage de dents. C'est pourtant l'une des plus drôles.
Un carnet peut devenir un petit rituel familial à condition de ne pas lui donner des allures de devoir. Une phrase, un dessin ou un souvenir suffit.
Les jours où l'imagination manque, un support déjà construit comme les carnets de voyage des Mini Mondes peut fournir un point de départ. Le parent et l'enfant ont quelque chose à observer, raconter ou compléter sans devoir inventer une nouvelle activité à chaque fois.
Le carnet maison fonctionne tout aussi bien. Personnellement, j'aime les phrases notées à la va-vite. Quelques semaines plus tard, elles font souvent beaucoup plus rire que les pages soigneusement préparées.

Une activité extraordinaire faite une fois compte moins, pour votre organisation familiale, qu'un rituel suffisamment léger pour revenir mardi prochain.
C'est là que beaucoup de bonnes intentions se compliquent. On imagine une soirée jeux chaque semaine, une grande sortie le dimanche et une heure sans téléphone chaque soir. Puis viennent le retard au travail, les devoirs, les courses et ce moment où personne n'a envie de construire une cabane avec six couvertures.
Réduisez plutôt le niveau d'ambition. Un temps parent-enfant sans écran peut tenir pendant que les pâtes cuisent.
La première consiste à faire de l'écran une récompense permanente. « Range ta chambre et tu auras la tablette » lui donne rapidement une valeur énorme. L'Assurance Maladie conseille justement de ne pas utiliser les écrans comme récompense ni comme moyen systématique de calmer un enfant.
Autre piège : demander à l'enfant d'éteindre son écran pendant que vous gardez le vôtre sous les yeux. Certaines exceptions sont évidemment nécessaires, notamment pour le travail ou un appel. Mais pendant le court créneau que vous avez choisi de protéger, poser aussi votre téléphone rend la règle beaucoup plus lisible.
Enfin, ne transformez pas chaque jeu en exercice éducatif. Vous n'avez pas besoin de faire compter les pommes pendant la cuisine, d'interroger l'enfant après chaque page ni de corriger l'histoire qu'il invente. Un moment partagé a le droit de ne servir qu'à passer un bon moment.
Gardez une version miniature de chaque activité.
Pas le temps de lire un livre ? Une page chacun. Pas le temps pour la cuisine ? L'enfant choisit les fruits du dessert. Trop fatiguée pour un jeu ? Trois questions sous la couette. Plusieurs enfants ? Une mission commune de cinq minutes.
Une journée difficile n'efface pas l'habitude. Si la télévision reste allumée un soir parce que vous êtes au bout de votre vie, vous reprendrez le lendemain. Le rituel familial n'a pas besoin d'être parfait pour exister.
Les chiffres français montrent que les écrans occupent déjà une part importante du quotidien des enfants. Santé publique France rapporte qu'en 2022, les enfants de 3 à 5 ans passaient en moyenne 1 h 22 par jour devant les écrans. La moyenne atteignait 1 h 53 chez les 6-8 ans et 2 h 33 chez les 9-11 ans.
Ces moyennes ne sont pas des objectifs et ne permettent pas de décider, à elles seules, qu'un enfant utilise « trop » ou « pas assez » les écrans. Elles donnent surtout une idée de la place qu'ils ont prise dans les journées.
Regardez donc aussi ce qui se passe autour : l'enfant dort-il correctement ? Continue-t-il à jouer autrement ? Les repas et les conversations gardent-ils leur place ? L'arrêt de l'écran déclenche-t-il systématiquement des conflits très difficiles à gérer ?
Si les difficultés deviennent importantes et retentissent sur son quotidien, mieux vaut en parler avec le médecin ou le professionnel de santé qui le suit plutôt que d'essayer de poser soi-même une étiquette.
Les soirs où je suis fatiguée, j'ai intérêt à faire court. Une phrase simple évite de partir dans une négociation de douze minutes.
Si le passage reste compliqué, évitez d'empiler immédiatement les arguments. Maintenez la règle prévue, restez disponible et laissez à l'émotion le temps de retomber.

Choisissez simplement dix minutes qui existent déjà dans votre journée. Pas une nouvelle case à ajouter au calendrier. Un morceau de temps qui est actuellement avalé par le téléphone, la télévision ou le « attends deux minutes » répété six fois.
Posez votre propre écran. Prévenez votre enfant. Proposez-lui deux idées parmi les huit ci-dessus et voyez laquelle prend.
Chez nous, certains soirs se terminent avec un livre. D'autres avec une course d'escargots jusqu'à la salle de bain. Et parfois mon fils commence simplement à me raconter quelque chose que je ne lui avais même pas demandé. C'est précisément pour ces dix minutes-là que je continue à protéger notre petit temps parent-enfant sans écran.
Le jour où on a demandé à mon frère d'être le parrain de mon fils, il a mis trois secondes à dire oui, puis vingt minutes à me demander ce que ça im...
Dans le joli monde des jouets, se trouve la girafe prénommée Sophie. Qui n'a pas déjà aperçu cette petite girafe dans la bouche d'un bébé, ou qui ne l...
Vous avez un vêtement marqué 56 entre les mains et vous vous demandez s'il conviendra à un nouveau-né, à un bébé d'un mois ou à un nourrisson déjà u...